Portrait – Mounir Moutaouil, arbitre du SO Cholet
Au SO Cholet, les arbitres jouent un rôle essentiel dans la vie du club et dans le bon déroulement des rencontres. Aujourd’hui, nous vous proposons de découvrir le portrait de Mounir Moutaouil, arbitre du club depuis un an, qui nous parle de son parcours, de sa passion pour le football et de son engagement dans l’arbitrage.
Une passion pour le football depuis toujours
Mounir Moutaouil, 51 ans, est né à Cholet et est Français d’origine marocaine. Il fait partie du SO Cholet depuis un an, mais sa relation avec le football remonte à bien plus loin.
Il a commencé à jouer au football à l’âge de 15 ans dans le Choletais. Au cours de son parcours de joueur, il est notamment passé par la JF Cholet, le SO Cholet, puis les Portugais de Cholet.
Malheureusement, une blessure aux ligaments il y a quatre ans l’a contraint à arrêter la pratique du football. Mais pour lui, il était impensable de quitter le monde du football.
« Je ne pouvais plus jouer, mais je voulais rester dans le milieu du foot. »
C’est ainsi que l’idée de se lancer dans l’arbitrage est née.
Un parcours d’arbitre en constante évolution
Mounir est arbitre depuis trois ans. Il a commencé au RCC (Racing Club Choletais) avant de rejoindre cette saison le SO Cholet, à la demande du club.
Son parcours dans l’arbitrage l’a amené à évoluer au niveau D3, avant de redescendre en D4.
Pour lui, l’arbitrage est une discipline exigeante :
« C’est compliqué, car il faut connaître toutes les lois du jeu. »
Mais cette exigence fait aussi partie de ce qui rend l’arbitrage passionnant.
De critique à arbitre
Avant de devenir arbitre, Mounir reconnaît avoir souvent critiqué les décisions arbitrales, comme beaucoup de passionnés de football.
C’est justement cette expérience qui lui a donné envie d’essayer.
« Après avoir beaucoup critiqué les arbitres, j’ai voulu essayer. »
Son ancien club l’a également encouragé à se lancer pour aider à remplir le quota d’arbitres, indispensable pour les clubs amateurs.
Les qualités d’un bon arbitre
Selon Mounir, être arbitre demande plusieurs qualités essentielles :
une bonne vision du jeu
une bonne mémoire pour maîtriser les règles
un bon physique pour tenir les 90 minutes
du caractère pour gérer les situations difficiles
Il cite d’ailleurs en exemple l’un des arbitres les plus respectés de l’histoire du football :
« Un peu comme Pierluigi Collina, un ancien arbitre très respecté. »
Il apprécie particulièrement le rôle d’arbitre central, qui implique davantage de responsabilités et permet de mieux apprécier le jeu.
Les défis de l’arbitrage
Si l’arbitrage est passionnant, il comporte aussi son lot de défis.
Pour Mounir, le plus difficile pendant un match est de canaliser les joueurs et les dirigeants.
« Il faut faire beaucoup de social. »
Il souligne également que certains comportements restent difficiles à gérer, notamment les propos racistes, qui n’ont évidemment pas leur place sur un terrain de football.
La fierté d’un match réussi
Malgré les difficultés, ce qui rend Mounir le plus fier est simple :
« D’avoir fait un bon match. »
Un sentiment partagé par beaucoup d’arbitres, qui savent que leur meilleur match est souvent celui dont on parle le moins.
L’arbitrage au SO Cholet
Au sein du SO Cholet, Mounir se sent bien intégré.
« Ça se passe bien. »
Il reste néanmoins préoccupé par une réalité du football amateur : le manque de jeunes arbitres.
Pour lui, il est essentiel que les jeunes commencent le plus tôt possible afin d’assurer l’avenir de l’arbitrage.
Un message aux jeunes du club
À tous les jeunes qui hésitent à devenir arbitre, Mounir adresse un message simple :
« Même si tu as peur d’essayer, ça ne coûte rien. Et au moins, tu connaîtras les règles du foot. »
Une belle invitation à découvrir un rôle essentiel du football, qui permet de rester au cœur du jeu tout en contribuant à son bon déroulement.



















