benjamin erisoglu

À quelques heures du 1/32e de finale de la Coupe de France face à l’OGC Nice, le président du SO Cholet, Benjamin Erisoglu, croit dur comme fer à la qualification de ses hommes. Entretien.

 

Président, pour la seconde fois sous votre présidence (après la saison 2014-2015), le SOC atteint les 1/32e de finale de la Coupe de France. Comment vivez-vous cette nouvelle épopée ?

Benjamin Erisoglu : Je le vois non pas comme un aboutissement mais une étape supplémentaire dans la construction du club. Il y a 7 ans, nous n’étions alors qu’en CFA 2 et c’était ma première année à la présidence. Nous avions réalisé l’exploit de nous qualifier pour les 1/16e de finale au terme d’un match épique à Beauvais (CFA) aux tirs aux buts (0-0 A.P). Nous étions tombés ensuite en prolongations face au Stade Brestois (Ligue 2, 1-3 avec deux derniers buts encaissés aux 118e et 120e). La fête avait été magnifique à l’omnisports. Là, l’adversaire sera encore d’un autre calibre mais je considère que nous avons les mêmes chances de passer.

 

Recevoir une Ligue 1 au stade omnisports représente une belle évolution…

Oui c’est certain. Nous allons affronter l’une des meilleures équipes de l’Hexagone, entraînée par Christophe Galtier, champion de France en titre avec Lille. Ce n’est pas rien et il s’agit d’une belle récompense pour tous nos supporters, partenaires, bénévoles et joueurs du SOC, de l’école de football aux seniors. La Coupe de France est une magnifique compétition où l’on peut rêver pendant 90 minutes, voire plus. Je crois vraiment que nous pouvons gêner les Niçois si nous sommes à notre meilleur niveau.

 

Vous vous attendez à un stade plein dimanche soir ?

Je l’espère ! Une telle affiche est une belle vitrine pour le club et la ville. Et cette saison, nous sommes l’équipe la plus spectaculaire de National. Cholet est l’équipe la plus prolifique à domicile avec 17 buts inscrits en 7 matchs. Alors si en plus nous avons plusieurs milliers de supporters à fond derrière nous, je crois que nous pourrons rivaliser et offrir une belle fête à notre public.

 

L’engouement des Choletais autour de ce match est énorme et doit vous faire plaisir…

Oui et je remarque comme tout le monde qu’il y a de plus en plus de supporters au stade depuis le début de saison. C’est une forme de continuité et c’est forcément plaisant de voir tout ce monde à l’omnisports. Nous en sommes à 1 300 spectateurs de moyenne et nous avons besoin du double, voire du triple pour pousser l’équipe à atteindre le plus haut niveau !

 

Vous croyez aussi en la qualification grâce au travail effectué par Richard Déziré ?

Totalement. Cette année, nous jouons le football que je veux voir au SOC. Nous n’avons pas peur de jouer, de provoquer et d’aller vers l’avant. Bien sûr, il y a beaucoup d’axes de progression mais j’ai une confiance totale en Richard et son staff pour nous améliorer dans tous les domaines. Je suis satisfait du début de saison et de l’état d’esprit des joueurs.

 

Comment analysez-vous cette équipe de l’OGC Nice ?

Nice est 4e de Ligue 1 tout en ayant eu 1 point de pénalité (NDLR : suite aux incidents face à l’OM à l’Allianz Riviera). L’effectif est d’une grande qualité avec Gouiri, Delort, Dolberg, Dante, Lemina, Kluivert, Bard, le gardien Benitez… Évidemment, sur le papier Nice nous est supérieur ! Mais sur le papier seulement. J’accueillerai avec grand plaisir le président Rivière et les dirigeants azuréens à Cholet mais j’espère bien que sur le terrain nous parviendrons à les titiller au maximum. Moi j’y crois !

 

Comment jugez-vous l’évolution du SOC depuis 2014 ?

Je pense que nous grandissons, année après année. Bien sûr, nous aimerions monter au plus vite en Ligue 2, mais les choses n’arrivent pas aussi facilement. Nous avons réalisé un travail en profondeur énorme depuis 7 ans. Et il n’est pas terminé, loin de là.

 

Comment situez-vous votre action dans l’histoire du club ?

Le SOC est une grande institution avec ses 108 ans d’histoire. De grands noms sont passés sous nos couleurs. Si on en est là aujourd’hui, c’est grâce au travail effectué pendant tant d’années par les anciens présidents – mon prédécesseur pendant 15 ans Régis Vincenot et tous les autres – et ça je ne l’oublie jamais. Je n’ai fait que reprendre le flambeau pour l’amener plus haut et perpétuer notre grande histoire. Les hommes passent mais l’institution restera. Alors je souhaite de tout cœur que l’on accède au niveau professionnel sous ma présidence, c’est le grand objectif. À la fois pour le club mais aussi pour la ville qui mérite d’avoir son club de football au plus haut niveau.

 

Quelle est votre plus grande fierté ?

(Il réfléchit). La structuration de notre école de football. La formation, tout le monde en parle, mais nous avons décidé de nous donner les moyens de garder nos meilleurs jeunes. Aujourd’hui, les U17 jouent en National et réalisent d’ailleurs une belle saison jusqu’ici sous la houlette de Jonathan Raoul. Toutes les autres équipes évoluent au plus haut niveau régional. Sans oublier notre magnifique parcours en Coupe Gambardella où nous sommes toujours qualifiés (2e tour Fédéral) ! Nos formateurs font jouer leurs équipes avec une mentalité commune et avec le même objectif de progression des jeunes, à la fois sur le plan footballistique et au niveau de l’épanouissement personnel.

 

Garder nos jeunes, est-ce une priorité ?

Complètement. D’ailleurs c’est simple : à terme, je veux que nos jeunes portent le maillot de l’équipe première. En les faisant jouer au meilleur niveau et en leur inculquant l’ADN du SOC, ils resteront chez nous. Il faut du temps pour construire et nous sommes sur la bonne voie.

 

Un pronostic pour le match ?

Ah, j’espère que l’on va se qualifier mais je ne vais pas me risquer à pronostiquer un score… Aux joueurs et au staff de tout donner et de ne pas avoir de regrets pour aller chercher l’exploit !

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