Anthony Mandrea

Arrivé en octobre en provenance du Sporting club de Bastia dans un rôle de doublure, le gardien Anthony Martin (31 ans) s’épanouit au sein du club choletais. Revenu dans sa région d’origine, il prend plaisir à évoluer avec les Rouge et Noir sous les ordres de Stéphane Rossi qu’il a bien connu en Corse. Rencontre.

Bonjour Anthony. Ce soir, le SOC affronte Boulogne au stade omnisports. Comment abordes-tu cette rencontre ?

Anthony Martin : Je sens le groupe confiant et remobilisé après notre victoire face à Annecy (4-2). Nous restions sur deux défaites face au Red Star et à Bastia. On s’est dit les choses entre nous. Nous avons un groupe intelligent, on a su se parler.

Boulogne est actuellement premier relégable. Une victoire donnerait 14 points d’avance au SOC sur notre adversaire du soir !

Oui mais attention car Boulogne est une très bonne équipe. Il faut vraiment se méfier mais les gars le savent. En début de saison, quand j’étais encore à Bastia, Boulogne était venu s’imposer à Armand-Cesari (1-0). Donc il faut faire attention.

Une victoire permettrait de passer Noël au chaud…

Oui, je pense que l’on réalise un très bon début de saison, en tout cas meilleur que celui connu la saison dernière ici. Cholet est le projet que je voulais en National. Je n’ai pas hésité quand Stéphane Rossi m’a proposé de prendre le rôle de doublure.

Et c’est pour toi un retour aux sources…

Oui puisque je suis né à Nantes et que j’ai grandi dans la région. J’ai commencé le foot à Sant-Denis-de-Mauves à l’âge de 6 ans avant d’aller au FC Nantes. J’avais 9 ans.

Tu es resté combien de temps chez les Canaris ?

3 ans. En fait, quand on est passé dans les grands buts, en U13, David Marraud, emblématique gardien et éducateur du club, m’a signifié que ça allait être compliqué pour moi car j’étais vraiment petit. Alors j’ai signé à Carquefou où je suis resté jusqu’à mes 15 ans.

Tu avais toujours l’ambition d’évoluer plus haut ?

Oui ! J’ai toujours voulu prouver. C’est pour ça que je suis parti à La Roche-sur-Yon. J’étais en internat. En fait, je jouais contre des clubs que je voulais finalement intégrer. Je suis passé capitaine. On est monté en U18 Nationaux. C’est là que j’ai fait l’essai au PSG.

Un essai au Paris-Saint-Germain ?

Oui oui, je jure que c’est vrai (rires) ! Pour être le 3e gardien derrière Landreau et Apoula Edel.

Mais comment est-ce possible ?

C’est une histoire de fou ! En fait, via mon ami Khalifa Doumbouya (décédé malheureusement en 2011) qui avait un contact avec un agent, j’ai eu la possibilité de faire un test pour être le 3e gardien. Incroyable !

Mais tu étais seul à faire l’essai ?

Non, on était 4 ! Au final, je suis resté le dernier et je devais partir à Guimares en stage avec l’équipe première. Je m’étais entraîné avec Mickaël Landreau et Apoula Edel toute la semaine. Landreau m’a pris sous son aile toute la semaine. C’était génial. D’ailleurs, pour l’anecdote, quand Paul Le Guen m’a présenté à toute l’équipe, il a dit que je jouais à La Roche en CFA 2. Et lorsque j’ai fait mon 1er entraînement avec Landreau, il m’a glissé à l’oreille : « Mais La Roche, ça joue pas en DH plutôt » ? Il a vraiment été génial avec moi. Il est du coin, et finalement j’ai fait presque tous les clubs où il est passé.

Et tu es parti en stage finalement ?

Non ! Car Paul Le Guen, qui était le coach du PSG, a eu Jocelyn Gourvennec, qui était mon nouvel entraîneur en DH à La Roche-sur-Yon. Et ce dernier a mis une sorte d’ultimatum au PSG pour prendre une décision. Gourvennec ne voulait pas commencer la saison en ayant l’incertitude de ne pas avoir de gardien n°1. Paul Le Guen a hésité. Avant de dire non.

Une grosse déception ?

Oui, forcément. D’autant que je rentre à La Roche et on va en stage à Fontenay-le-Comte. Et là, les gars mettent le match amical du PSG face au Benfica ! Alors que moi j’ai fait toute la semaine à Paris et que j’ai failli y aller. Mais j’ai passé une semaine incroyable. Stéphane Sessegnon m’emmenait et me ramenait de l’entraînement tous les jours. Il signait des autographes aux supporters. Il y avait des infrastructures incroyables au Camp des Loges. Une semaine magique.

Cela a été difficile mentalement ?

Pas tant que ça. Mais au bout de 3 mois, Gourvennec m’a mis sur le banc en me disant qu’il fallait un électrochoc pour le groupe, pour montrer que personne n’est intouchable. Il a fait ça plusieurs fois dans sa carrière avec ses gardiens. C’est un fusible qu’il utilise. Dans le même temps, il me disait qu’il n’avait rien à me reprocher. Je n’étais pas décisif mais pas fautif non plus. C’est comme ça.

C’est ensuite que vous avez signé à La Vitréenne ?

Oui, en N2. J’y suis resté 2 ans. J’avais un rôle de doublure. J’étais content, je jouais avec la réserve en DH. Et mon coach était Oswald Tanchot (aujourd’hui à Amiens en Ligue 2) qui est parti ensuite au Poiré-sur-Vie. Il m’a demandé de le suivre, je n’ai pas hésité !

Tu as joué tes premiers matchs en National c’est ça ?

Oui, au bout de 7 matchs je suis passé n°1.

Pourquoi ?

Car le gardien n°1 avait fait une très mauvaise entame de saison. C’était malheureux pour lui, tout ce qu’il faisait se finissait en erreurs. Donc le coach m’a mis n°1. J’ai fait 30 matchs dès la première saison.

Vient ensuite Luçon…

Oui, une aventure incroyable. Juste avant, j’avais failli signer à…Cholet avec Charles Devineau et Nicolas Savinaud ! Cela ne s’était pas fait. À Luçon, on était une vraie bande de potes. On monte en National, on se maintient la première année. Et avec nos petits moyens, on a joué 2 ans d’affilée la montée en mourant au pied du podium. Jusqu’au dépôt de bilan. Un énorme coup dur. Je suis parti en Algérie en janvier 2017 à Constantine où j’ai fait 6 mois. Mais je voulais rentrer en France. Stéphane Rossi venait de reprendre Bastia en N3. Il m’a appelé.

Comment se sont passés les contacts ?

Honnêtement, au début, j’ai dit non. 3 fois même. Et au bout du 4e appel qui venait du président, ma femme m’a dit : « Allez, on y va. » Alors j’ai dit oui et j’ai vécu une aventure extraordinaire. Un club mythique, une passion immense autour du club, les supporters, la pression… Mais il y a eu le licenciement de Stéphane.

C’était injuste ?

Totalement. Le groupe n’a pas compris. Il n’y avait pas un joueur qui souhaitait que Stéphane se fasse virer. Il faisait un super boulot, avait d’excellents résultats. Il était écouté et respecté par tout le groupe. Sedan était alors en tête et faisait un début de saison incroyable. Mais nous aussi ! On a fini par monter mais franchement c’était une injustice totale pour Stéphane.

Et finalement, vous vous retrouvez ensemble ici à Cholet…

Oui ! Il m’a appelé pour que je sois la doublure d’Anthony Mandréa. Et pour être très franc, Cholet est le challenge dont je rêvais en National. C’est un club ambitieux, tout près de chez moi. Il y a une vraie envie de réussir et de vaincre dans ce club.

Et le nouveau rôle de doublure, comment tu le vis ?

Super bien. On s’entend très bien avec Anthony Mandréa. On se tire la bourre à l’entraînement, on se rend meilleur l’un et l’autre. Il y a une super ambiance et une excellente entente. Les choses sont claires depuis le début.

Comment vois-tu ton avenir ?

J’ai toujours rêvé de goûter au monde professionnel. Ici, il y a de l’ambition. Je suis vraiment heureux d’avoir rejoint Cholet.

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